Le rôle des scientifiques

Il me semble que les seuls grands défenseurs de la bécasse sont quelques scientifiques surtout étrangers, et des chasseurs de bécasses ayant l'expertise du terrain . Ils sont les seuls en mesure de nous donner la direction à suivre pour pérenniser la chasse de la bécasse. A une seule condition qu'on les entende et que le monde cynégétique suive leurs recommandations.

Leurs moyens financiers ,il faut le reconnaitre, proviennent principalement des chasseurs. Ces scientifiques peuvent être les meilleurs alliés des chasseurs de bécasse, ces derniers en ont-ils conscience ? Les études réalisées par les divers intervenants sont en mesure de nous donner beaucoup d'informations sur la bécasse,cela devrait nous permettent de  mieux connaitre encore cet oiseau qui d'après les dernières estimations montrent une forte baisse (44%)  des prélèvements en France au cours des trentes dernières années. On constate une forte tendance a la baisse des éffectifs sur de plus en plus de départements lors de la dernière décennie.

Des scientifiques(Ferrand,Gossmann en 2006) reconnaissent une baisse des effectifs liée à la pression de la chasse qui est la principale prédation de la bécasse, certaines thèses le prouvent, en Irlande et en Grande-Bretagne la bécasse est classée dans les espèces menacées et même en Finlande où les tendances sont à la baisse( Ferrand 2010).

Les chasseurs les plus observateurs peuvent constater que les bécasses sont moins nombreuses sur la dernière décennie par rapport à la précédente.D'ailleurs beaucoup de chiffres restent une énigme, nos carnets de prélèvement sont-ils uniquement un moyen de contrôler et de verbaliser le cas échéant les chasseurs, ou au contraire un moyen pour les scientifiques d'en tirer des analyses.

Les chiffres manquent ! D'ailleurs actuellement les chiffres ne sont que des estimations ; Comment mesurer l'importance des prélèvements en Bretagne due à l"immigration importante des chasseurs venant de la France entière, même l'ONCFS déplore le manque de fiabilité de l'estimation des prélèvements en France et dans les pays qui prélèvent le plus la bécasse, comment alors avoir des informations fiables .En revanche tous les chasseurs de bécasse dans ma région et ailleurs, peuvent constater des changements importants et cela devrait les interpeller aujourd'hui dans la façon de prélever ce bel oiseau.

Les scientifiques semblent reposer leurs études et leurs analyses surtout sur la Russie, qui représente 70% de l'effectif reproducteur.

D'après les scientifiques de l'ONCFS les conditions météo déterminent la qualité de la reproduction en Russie. Avoir de bonnes informations sur la reproduction concrètement dans ces régions devrait faire l'objet d'une synthèse avec les effectifs prélevés en france. Hors aujourd'hui nous avons seulement des chiffres qui reposent seulement sur des estimations, anormal, pourquoi ne pas utiliser un carnet de prélèvement avec l'obligation de noter le département ou a lieu le prélèvement, afin de connaitre les prélèvements dans les zones les plus fréquentées comme l'Aquitaine et la Bretagne.

Autre élément déterminant, a mon avis, qui n'est pas mis en oeuvre actuellement pour la gestion de la bécasse, la mise en place d'un ICA après la fermeture du 20 février. Il est indispensable d'estimer l'effectif après la saison de chasse sur notre territoire, cela permettrait de mesurer les conséquences des prélèvements durant la chasse , comparer l'ICA pré-nuptial (effectif présent après le 20 fevrier) et l'ICA déterminé lors de la saison suivante. Analyser ces deux ICA, comparer ces deux courbes  pour déterminé le lien entre les prélèvements d'une année et ces conséquences sur l'année suivante. L'ICA pré-nuptial serait donc un élément important avec l'observation de la reproduction pour estimer une tendance de l'effectif présent sur notre territoire la saison suivante, et ainsi, pourquoi pas, fixer un PMA pour la saison avenir. 

 Certains scientifiques(Ferrand,Gossmann) constatent une tendance à la baisse sur les zones de nidification, cela reflète en tout cas ce que moi et d'autres collègues avons aussi constaté sur nos leurs territoires de chasses respectif. Plusieurs scientifiques(Fadat,Gossmann,Ferrand) sont en accord sur le fait que dans la population bécasse, il existe différentes populations migratrice, classées en fonction de leurs comportements migratoires.

Exemple si nous prélevons exagérement une population en particulier , nous la mettons en danger, dans ce cas il peut y avoir des phénomènes de territoires fréquentés en nombres importants et d'autres ou il y a eu une forte pression de chasse,  un territoire devenant peu fréquenté. (Des prélèvement peuvent être abusifs dans certaines zones et sur certaines sous populations alors qu'ailleurs ils seront sans conséquences,tout est question de rapport entre l'effectif et la pression exercée,J-p denuc 1999.)Alors une question se pose , doit-on encore faire confiance aux institutions pour la gestion de notre gibier préféré,ces institutions ont -elles prouvées leurs capacités à gérer d'autres espèces? si oui lesquelles?

Cette chasse doit tenir compte de la biologie de l'espèce et de la gestion du milieux, la chasse respectueuse de la bécasse ne peut être pérennisée sans un mode d'observation, d'étude et de suivi, c'est à dire de l'analyse des carnets de prélèvements dans leurs intégralité et non pas un échantillon ridicule qui soit disant serait représentatif, imaginez un seul instant si nous procédions de cette manière pour une élection quelle qu'elle soit !

Un défenseur de Scolopax Rusticola, Monsieur Jean-Paul Boidot(Président de la fédération des associations nationales des bécassiers du Paléarctique occidental)demandait même de poursuivre en justice les fédérations qui sont nombreuses à ne pas respecter cette régle de bon sens pour l'avenir de la bécasse des bois.

 

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